Voyage en Am du Sud

Voyage de Max et Pich d'Argentine à l'Equateur en passant pas la Bolivie et le Pérou. 4 pays en 4 mois.

12 juin 2006

Au coeur du Nord Ouest Argentin...Vol.2

Dimanche 28 mai,

Nous décidons de rejoindre, 2h plus au nord, le site des ruines de Quilmès. Outre le nom d'une bière qui fait fureur dans une bonne partie de l'Argentine, "Quilmès" fait aussi référence à ce peuple indien hors du commun né il ya bien longtemps. Le problème avec les Quilmès, c'est que tout le monde leur en veut tout le temps, ce sont un peu les boucs émissaires de l'histoire. D'abord à la fin du 15ème siècle, quand les Incas, alors à leur apogée, ont voulu leur peau, puis au 17ème siècle, époque où les conquistadores espagnols ont impunément torturés, massacrés et donc décimés ces pauvres Quilmès, jugeant simplement leur prolifération trop rapide.


Les Quilmès en défense
Ainsi pendant des siècles, les Quilmès ont lutté fièrement, construisant d'importantes fortifications sur le flanc de cette montagne. Ce sont ces ruines que nous sommes allés inspecter, avec finalement pas mal de compassion pour cette tribu.

Pour la petite histoire, les 4000 rescapés Quilmès tenteront de s'exiler vers Buenos Aires. Ils arriveront 10 fois moins nombreux, et finalement, loin de perdre la face, les femmes décidèrent de ne plus procréer, pour éviter aux futures générations de vivre de tels malheurs, entrainant ainsi l'autodestruction définitive du peuple Quilmès. Destin tragique. Mais en gros, si quelqu'un croise un Quilmès un jour, bah c'est pas normal...ou alors on nous a menti.
Voila je me suis un peu emballé, mais l'histoire me paraissait bien intéressante (ou au moins atypique), non??


Après ça, nous nous retirons doucement vers ce majestueux village d'Amaicha....majestueux car 360 jours de soleil par an, et encore une fois la majorité des gens immobiles, probablement entrain de savourer le calme d'une région où il fait bon vivre. Ce 28 mai ne déroge pas à la règle et nous profitons longuement du soleil.

Ce sera nuit au camping, sous le regard flippant de la Pachamama, sorte de déesse représentant la terre mère, et donc à l'origine des bonnes ou mauvaises récoltes. La mamy du camping nous fera gracieusement à manger.
Fred et la Pachamama
Le lendemain, trois petites heures de bus vers le nord, sur une route, ou plutôt un chemin tracé tant bien que mal au coeur de la pré-Cordillères. C'est donc à Cafayate, que nous décidons de poser nos valises. Les Andes sont pratiquement à 360 degrés. Moins de 10000 habitants et la ville du vin blanc...soi disant. Les vignes et les bodegas sont là pour le prouver, mais on ne peut pas dire que l'on ait été gustativement emballé.
Cafayate, vue d'un petit Cerro
Une petite auberge encore bien cosmopolite nous acceuille. Bien sympatoche mais le dortoir de 10 personnes nous offrira son lot de désagrément. Eh oui, on ne sait jamais sur qui on va tomber...en l'occurence un être à mi-chemin entre l'homme et l'animal, qui, avec toute la délicatesse de l'Amérique, nous a fait partagé toute la nuit ses déboires intestinaux.
Bien au delà de ça, Cafayate nous a encore offert une démonstration de sérénité, des gens vraiment tranquilles, ouverts, qui viennent facilement nous parler de la pluie, du beau temps ou de la guerre des Malouines.
Encore une petite place centrale bien charmante, décorée de hauts arbres et de fleurs, de nombreux bancs, sur lesquels il est presque impossible de trouver une place au moment de la sieste (c'est à dire entre 13h et 17h en exagérant à peine). Autour, des monuments de l'époque coloniale.

La Plaza Prinzipal

Mardi 30,

Après une bonne semaine de calme dans tous ces petits villages, nous prenons la grande décision de retourner affronter la grande ville, Salta.

Salta, c'est la ville coloniale par excellence. Elle a gardé des traces très nettes du passage des Espagnols et beaucoup de monuments et églises sont là pour le prouver. Les façades sont colorées et toute la ville prend un ton pastel. Franchement, je pense que nos mamans respectives seraient comblées...On y retournera.

L'église de la place 9. de Julio

Salta, c'est aussi la ville de la fête, pleins de jeunes, pleins de bars, et pour s'immerger pleinement, disons que nous avons un peu testés les infrastructures locales...

Nous avons aussi goûté au folklore local puisque nombreux sont les restos qui offrent parallèlement à leurs copieuses parillas (buffet de viande), des spectacles de chants et danses traditionnels. Gentillement invité par la charmante danseuse, Fred offrira à son public quelques bons pas de danse, qui seront victorieusement ponctués par une bien jolie bise et des applaudissements nourris.

Salta restera aussi pour nous une étape de jeux, puisqu'un grand poker avec nos amis brésiliens et argentins de l'auberge viendra nous occuper une bonne après midi. Fred sortira avec un pactole non négligeable, qui nous permettra au moins de boire tranquillement l'apéro. Les parties de ping pong d'acharnés vinrent également rythmer les présoirées...et là ce n'était plus vraiment la même histoire.

Voila, c'est maintenant Purmamarca qui nous attend.



1 Comments:

  • At 14:22, Anonymous Anonyme said…

    Ton style nous régale a chacun de tes commentaires mon petit pich !
    Vraiment ça fait plaisir de voyager avec vous à travers ton blog. Sinon y'a un type un peu chelou que je croise tous les matins dans le métro et qui a un visage relativement améridien... peut-être le dernier Quilmès???
    Bon vent à vous deux, continuez de vous éclater!

     

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