Voyage en Am du Sud

Voyage de Max et Pich d'Argentine à l'Equateur en passant pas la Bolivie et le Pérou. 4 pays en 4 mois.

26 août 2006

El condor pasó !



On vient de passer 4 mois incroyables, les gens sans qui ca n'aurait pas été possible se reconnaîtront... alors Merci.
Et un autre grand Merci à tous ceux qui ont suivi nos aventures en prenant des nouvelles sur le blog et aussi à tous ceux qui ont participé aux commentaires ! (mine de rien ca permet de pas écrire dans le vide!)

Les derniers Merci pour vous, Argentins, Boliviens Péruviens et Equatoriens, vous nous avez régalé pendant 4 mois !
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Max et Pich.
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Sur cette photo vous reconnaîtrez aisément Max et Pich de retour en France !

Otavalo et Quito.

Plus qu'une semaine et 1000 choses à voir, notamment la capitale, Quito. Auparavant, nous franchissons la ligne de l'Equateur pour se retrouver dans l'hémisphère nord et nous posons nos sacs à Otavalo.

Otavalo est une ville constituée de nombreux indiens qui perpétuent (au grand bonheur des touristes) de nombreuses traditions comme les tenues vestimentaires ou encore l'artisanat. Depuis toujours, les habitants d'Otavalo sont un peuple de marchands et les marchés en tout genre foisonnent sur les places et dans les rues. La ville est plutôt paisible et vie au rythme des heures d'ouverture des différents marchés.





Le côté paisible du marché s'efface quand vient l'heure des négociations...




A deux pas de la ville, les campagnes et leurs habitants si chaleureux !

Nous laissons Otavalo et ses marchés pour rejoindre Quito dernière étape de notre long périple.

La ville est assez déroutante car le vieux centre est disposé à 2800 m d'altitude (2ème capitale la plus haute du monde après La Paz). Tout le développement de la ville se fait comme une coulée de lave et s'étend sur des dizaines de kilomètres du nord au sud, parfois en plaine et parfois à flanc de montagne. Bref on peut se demander l'intérêt d'avoir fonder une capitale ici!

Maisons multicolors des quartiers sud de Quito


Le coeur historique de Quito.

Le sport national de l'Equateur, le volley. (pourtant ils sont tous petits...)

La vierge protectrice au fond sur la montagne.

Quito est constitué de deux parties bien distinctes. Le vieux Quito où le style colonial est de rigueur et le nouveau Quito autrement dit le quartier des affaires. Le premier s'éteint à la nuit tombée et le second vie au rythme des heures de bureaux et de la vie nocturne des touristes et habitants de Quito.

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L'Equateur étant composé de la costa, de la Sierra et de la selva (côte Pacifique, volcans et forêt Amazonienne), ce sont réellement trois cultures complètement différentes qui se côtoient dans un même pays et malgré les nombreux différents qui peuvent exister, peut-être que le parcours miraculeux de l'Equateur à la coupe du monde a solidifié un pays toujours en construction...

Un monde plus Pacifique

La Selva amazonienne n'a pas voulu de nous...nous allons donc nous échouer comme 2 vieux navires sur les longues plages de la côte Pacifique.

Pour cela, nous traversons tout l'Equateur dans la largeur, en faisant une nuit étape à Quito, pour éviter de battre le bon vieux record RioGallegos-Ushuaia avec 30 heures de bus. On en profite pour passer un bout de la soirée avec notre pote italien David. Le lendemain, on rejoint Puerto Lopez dans la journée, bien décidés à profiter de la plage et de la vie.
Lopez, comme les Equatoriens l'appellent, est une station balnéaire assez tranquille, ou le soleil n'est pas toujours au rendez vous à cette époque, mais qui dispose d'une longue et large plage, taillée sur mesure pour des parties de football endiablées, des tennis ballon d'acharnés et d'interminables manches de beachvolley.
Nous trouverons un hostal bien tranquille, le Sol Inn, avec billard, échecs, hamacs, bambous et des moustiquaires à la hauteur de l'événement.
Mais Lopez est avant tout connue pour accueillir, à une petite heure de bateau, entre juillet et septembre, des visiteurs un peu particuliers, en l'occurence le plus gros mammifère marin...j'ai nommé la baleine. Elles viennent en effet se reproduire tout près des côtes. Nous sommes donc partis à leur rencontre un matin, sans aucune garantie, mais cette fois-ci pas d'entourloupe, nous approchons certains spécimens à environ 30 mètres. Bon, moi j'avoue que j'ai vu que des dos, mais Fred garantit avoir assisté à un salto....ouais¡¡¡
Nous resterons 4 jours à Puerto Lopez, où nous avons pris nos marques. La ville est toute petite et l'activité concentrée sur le malecòn (sorte de remblais), nous commencions donc à connaitre pas mal de gens, le dueño du resto colombien qui nous a bien régalé, Rolando le pêcheur, les profs français de Quito ou Walter pour les dépannes...J'ai même fini par chopper le doux surnom de Jesus. Lopez, grosse immersion dans la vie équatorienne et donc bon souvenir qui a fait oublié la déception de la jungle.
La ville a cependant ommis d'installer un distributeur ou autre moyen de changer de l'argent, et évidemment il a fallu que nous tombions en rade. Après un cruel tirage au sort, je me dirige penaud vers Jipijapa, pour une joyeuse demi journée à la recherche du fameux sésame, une liasse de dollars.
Le samedi, on file vers Canoa, 8h plus au nord. On se rend alors compte que nous sommes entrés de plein pied dans la dernière semaine. Pour oublier tout ça, nous décidons de faire une bonne fiesta. Et le samedi soir à Canoa, c'est soirée reggaton. Nous tomberons sous le charme d'une liqueur de caña, puis nous irons frotter nos tongues sur les dancefloors.
Le lendemain sera plutôt calme comme vous pouvez vous en douter, playa et playa.
Lundi, nous partons à l'aube, bus pour San Vicente, bateau pour Bahia de Caraquez, puis re bus pour Quito, changement et encore 2h pour rejoindre Otavalo. Arrivée 21h, des journées qu'on aimerait éviter, mais elles sont inévitables et surtout ce sera quasiment el ultimo.

25 août 2006

Puyo, Latacunga et Macas.

Nous partons pour Puyo avec comme objectif de trouver un guide indépendant qui pourrait nous aider à découvrir la forêt amazonienne. En arrivant au terminal de Puyo, un vieux monsieur nous accueille et nous propose de nous héberger dans son agrico-hostal. La proposition nous paraît interessante et le prix attractif.

Nous nous retrouvons finalement à quelques kilomètres de la ville dans une nature verdoyante au milieu des moustiques, blattes et animaux non identifiés (voir photo à gauche). La soirée se passe tranquillement au près du feu avec Sandro, le jardinier de l'hôtel, pour nous accompagner. Il nous explique qu'il vient de la Selva (la forêt) et que toute sa famille y est encore installée. Nous lui demandons plus de renseignements et après une nuit de reflexion nous lui demandons de nous accompagner voir sa famille à quelques dizaines d'heures de bus et de bateau de la civilisation. Enchanté de pouvoir revoir les siens et de nous faire découvrir leur vie au quotidien il accepte sans hésiter et rendez-vous est pris 4 jours après au terminal de bus.

Avant de repartir de Puyo, Sandro nous fait découvrir le mini zoo que le vieil homme s'est constitué au fil des années avec de nombreux singes, tortues, serpent, gros rat (càd au moins 30 cm de long et 15 de large) et perroquets multicolors.


Entre l'ours et le castor, animal non identifié de la selva...

Bien décidés à rentabiliser les 4 jours d'attente avant de partir dans la forêt, nous décidons de rejoindre Latacunga dans la région du volcan, le Cotopaxi.

Latacunga est une ville bien paisible, étape importante avant l'ascension du Cotopaxi (voir blog d'adri et Marie) mais pour nous ce sera surtout une étape pour régler les derniers détails de notre départ en forêt et aussi l'occasion d'aller rencontrer de superbes paysages et une jolie lagune, la lagune de Quilotoa.

Rubrique Vécu: Les joies et sourires de tous les jours c'est quand par exemple un Equatorien te demande de te baisser car tu ne rentres pas dans le cadre de l'appareil photo !!!

La laguna de Quilotoa.

Le chauffeur était prêt à lacher le volant à Max, ils sont dingues ces Equatoriens !

Ciel mon mardi...

Nous retournons donc à Puyo pour rejoindre Sandro notre guide et ainsi partir à la découverte de la fôret Amazonienne. Et pour la première fois du voyage, on se prend une banane d'une ampleur phénoménale, pas de Sandro au rendez-vous... Jamais on ne saura ce qui s'est passé mais la déception est grande dans le camp francais... La préparation des derniers jours, inutile, l'engouement suscité par cette excursion, anéhanti. Nous partons tout de même à Macas à l'orée de la selva mais les solutions qui nous sont proposées sont maigres et surtout bien moins alléchantes que le programme que nous avait constitué Sandro.



Entrée et sortie de la selva Amazonia... on reviendra !

Conscients d'être passés à côté de quelque chose de grand, nous décidons de changer totalement d'environnement et partons sur la côte se changer les idées. Il nous reste 2 semaines.

10 août 2006

Cuenca, Riobamba et Baños

Villcabamba et les chevaux c'est fini, nous atterissons dans la 3ème ville d'Equateur, Cuenca, à 6h plus au nord.

Les dimanches à Cuenca sont d'une désespérante tristesse, mais nous profitons tout de même du très agréable centre ville, récemment classé patrimoine mondial par l'Unesco.
De nombreuses petites places, de gigantesques cathédrales construites sur les fondations incas...très sympa, puis resto chinois, le seul qui a bien voulu ouvrir ses portes, et qui ne va pas être loin de nous gacher la soirée...
Nous filons le lundi vers Riobamba plus au nord, ou nous avons la bonne surprise de trouver...de la pluie, de la pluie et de la pluie. Programme perturbé, on recouvre les courts. Donc à Riobamba, on n'aura pas pu grimper sur le volcan qui surplombe la ville, à la place on aura joué à la Playstation, on aura profité des bains d'eau chaude à une heure de la ville (bon plan que nous a filé le dueño de l'auberge), on aura fait une soirée crêpes avec un pote italien, David...ouais on arrive quand même à parler aux Italiens.
sur la route entre Riobamba et Baños
Rapidement, nous rejoignons Baños, au coeur de la région intensément volcanique d'Equateur.
Baños a aussi sa Mustang
La particularité de Baños est que la ville est à la merci du Tungurahua, un espèce de monstre en activité, qui surplombe la ville.
Le volcan Tungurahua et ses cimes enneigées dans les nuages
Il gronde la nuit et crache très régulièrement des roches en fusion. La ville a été sous les feux de la rampe il y a quelques semaines pour une coulée de lave qui a menacé les habitants.
Le pont d'évacuation...il faudra se battre
Et même si la ville pourrait être recouverte en un quart d'heure selon les spécialistes, persone ne semble s'affoler outre mesure, certains spécimens préférant creuser des bunkers. En fait, ce sont surtout les touristes qui se font de plus en plus rare, ce ne sera pas pour nous déplaire.
Donc Baños, on a adoré, 4 bonnes journées, un hôtel sous une cascade négocié à 7 dollars la nuit, et même si on a pas vu de lave, les alentours de la ville sont géniaux, décors verdoyants, canyons, cascades. Et le soir en rentrant, détente dans les bains (baños), ou l'eau de source aux vertus thérapeutiques sort à plus de 40 degrés.
Chaque matin, on faisait le plein de fruits exotiques au marché, puis on partait dans les montagnes à pied ou en vélo.

Pas de pont pour traverser ce rio...tirelienne pour tout le monde

Entrainement spécifique avant le match contre la Bosnie

Et ouais... Fred s'est un peu tassé pendant le séjour

09 août 2006

Arrivée en Equateur: Vilcabamba


Nous quittons définitivement le Pérou pour rejoindre l'Equateur, dernier pays au programme de nos aventures.

Nous décidons de redescendre un peu plus au sud du Pérou afin d'entrer en Equateur par le village de Vilcabamba. Après un parcours du combattant pour passer la frontière nous nous retrouvons finalement à Loja, première ville étape d'Equateur.

Les écolos apprécieront cette ville qui a recu le troisième prix des villes les plus entreprenantes au niveau de l'écologie. Ici, les camions poubelles jouent de la musique pour prévenir les gens de leur passage, la ville est super propre, les voitures ont toutes 2 ou 3 ans maximum à cause des contrôle techniques très sévères, etc...

De Loja, nous rejoignons Vilcabamba. Ce petit village est réputé pour ses habitants qui y ont une longévité de vie extraordinaire. Il y a peu de temps le doyen du village avait 125 ans. Cette longévité s'explique par le cadre de vie de Vilcabamba. Ici, tout est calme, l'eau descend de la montagne, les habitants profitent de leur renommée en vivant du tourisme qui sans outre mesure permet de garder un subtile équilibre entre la nature environnante et les dollars sonnant et trébuchant des touristes du monde entier.

Les rues pepères de Vilcabamba


Aussitôt arrivé, nous décidons que Vilcabamba sera le lieu ou Max et moi découvrirons les joies équestres. Accompagnés de notre guide ..... double champion de rodéo et d'un anglais bien sympathique nous partons pour 2 jours de découverte des environs.

La fine équipe et leurs canassons.


Afin de rejoindre notre refuge, nous gravissons tout d'abords les montagnes environnantes ou plutôt ils (les chevaux) gravissent les montagnes environnantes et c'est à midi que nous laissons nos canassons paîtrent dans les champs après une rude montée.


L'après midi nous partons à la découverte des cascades environnantes entourées de verdure luxuriante (nous sommes proche de l'Oriente allias la jungle).

La première partie de soirée se déroulera autour du feu au rythme des parties de carte et des histoires abracadabrantes de notre guide sur les chamanes, les esprits des montagnes, les contes et légendes du coin, etc...

La seconde partie de la soirée est beaucoup moins enchanteresse... Rejoignant nos quartiers pour la nuit, nous déchantons. Nous nous rendons compte que la chambre a été louée pour une centaine de personnes et ce sont des familles entières, le papa, la maman, les cousins et compagnie qui nous attendent au moment de se reposer. Sur ces 100 personnes nous compterons finalement une dizaine d'araignées, une trentaine de blattes et termites et des moustiques à profusion. Finalement, je m'en tire pas trop mal à côté de Max et de sa moustiquaire gruyère et c'est mentalement très fort que nous tenterons de trouver le sommeil.

Dernières lueures sur les montagnes environnantes.

Le lendemain matin, alors que Max est déjà debout depuis l'aurore, nous partons à la découverte de l'immensité de verdure des environs, nous devrons rebrousser chemin pour cause de nature trop luxuriante.

Le berger sur sa montagne.

Enfin, en début d'après midi débute notre longue et géniale chevauchée vers le village avec des descentes vertigineuses, de nombreux galops très impressionnants, une chute sans gravité de notre ami anglais et surtout des souvenirs plein la tête!