La Route de la Mort
Après le sejour bien reposant a Sucre, nous décidons d'aller nous dégourdir les jambes sur l'étroite route qui relie La Paz et Coroico.
Nous posons nos affaires dans un petit hotel bon marché de la Paz, mais qui propose pour 5 Bolivianos de plus (soit 60 centimes d'euros environ) la télévision câblée...et je peux vous dire qu'en temps de Copa Del Mundo, ça ne se refuse absolument pas.
Donc, le temps de se faire une journée de matchs et nous partons le lendemain matin (réveil 6h45 on est sportifs ou on l'est pas) pour monter a la Cumbre, 4700m sur les hauteurs de La Paz.
Tension palpable au départ
Et là, c'est parti pour 4h et 64kms de VTT. 3600 mètres de dénivelé au total, dans des décors assez inhabituels.

La Cumbre, à 4700 m
Les premiers kilomètres sont en goudron et nous en profitons pour apprivoiser nos machines. Puis nous entamons la seule côte du parcours, et à 4000m, toutes les ascensions sont classées en première catégorie tant il est difficile de trouver de l'air. Des dégâts dans le peloton et de gros écarts à l'arrivée.
Enfin, nous arrivons vers 10h sur la portion la plus excitante, celle qui se fait appelée "Route de la Mort".

Les premiers hectomètres de route en terre
On est pas déçu...ça fout les boules. D'interminables ravins bordent cette étroite route en terre. Il est impossible que 2 véhicules se croisent, sauf à quelques endroits prévus pour.

Un chico et son feu de signalisation
Dans les virages offrant le moins de visibilité, des gamins ont été embauchés pour indiquer, à l'aide de la sucette verte que vous pouvez voir, si la voie est libre.

Le virage réputé pour être le plus dangereux
On a pu voir dès le début une carcasse de voiture à 500m en contrebas, ça nous a permis d'être dans l'ambiance tout de suite. Sinon, au mois de février de cette année, un bus a fait un tout droit, bilan 40 morts.
Et nous dans tout ça, eh bien on est tombés sur un guide complètement tête brûlée, perso j'ai vu que le numéro de son dossard. En tous cas, grosses sensations, gros coups de pressions quand les camions arrivent, et qu'il faut se mettre sur la gauche, on ne sait pas trop pourquoi sur la gauche mais c'est toujours le côté du ravin.
Nous descendons donc jusqu´à 1200 m et l'arrivée sur Coroico est plutôt poussiéreuse, d'ou le masque de chirurgien de professeur Pich.
Bien fatigués à l'arrivée, et avec toute cette altitude en moins, l'organisme ne sait absolument plus ou il en est. Mais une bonne bière devant un match du Mondial et ça repart....
















Au soir du troisième jour, nous atterissons dans un refuge particulièrement atypique puisque les lits sont créés à partir de sel. La température est toujours ridicule mais les pâtes bolos de Vicky augmenteront quelque peu la chaleur des lieux.























