Voyage en Am du Sud

Voyage de Max et Pich d'Argentine à l'Equateur en passant pas la Bolivie et le Pérou. 4 pays en 4 mois.

28 juin 2006

La Route de la Mort


Après le sejour bien reposant a Sucre, nous décidons d'aller nous dégourdir les jambes sur l'étroite route qui relie La Paz et Coroico.

Nous posons nos affaires dans un petit hotel bon marché de la Paz, mais qui propose pour 5 Bolivianos de plus (soit 60 centimes d'euros environ) la télévision câblée...et je peux vous dire qu'en temps de Copa Del Mundo, ça ne se refuse absolument pas.

Donc, le temps de se faire une journée de matchs et nous partons le lendemain matin (réveil 6h45 on est sportifs ou on l'est pas) pour monter a la Cumbre, 4700m sur les hauteurs de La Paz.

Tension palpable au départ

Et là, c'est parti pour 4h et 64kms de VTT. 3600 mètres de dénivelé au total, dans des décors assez inhabituels.

La Cumbre, à 4700 m

Les premiers kilomètres sont en goudron et nous en profitons pour apprivoiser nos machines. Puis nous entamons la seule côte du parcours, et à 4000m, toutes les ascensions sont classées en première catégorie tant il est difficile de trouver de l'air. Des dégâts dans le peloton et de gros écarts à l'arrivée.

Enfin, nous arrivons vers 10h sur la portion la plus excitante, celle qui se fait appelée "Route de la Mort".

Les premiers hectomètres de route en terre

On est pas déçu...ça fout les boules. D'interminables ravins bordent cette étroite route en terre. Il est impossible que 2 véhicules se croisent, sauf à quelques endroits prévus pour.

Un chico et son feu de signalisation

Dans les virages offrant le moins de visibilité, des gamins ont été embauchés pour indiquer, à l'aide de la sucette verte que vous pouvez voir, si la voie est libre.

Le virage réputé pour être le plus dangereux

On a pu voir dès le début une carcasse de voiture à 500m en contrebas, ça nous a permis d'être dans l'ambiance tout de suite. Sinon, au mois de février de cette année, un bus a fait un tout droit, bilan 40 morts.

Et nous dans tout ça, eh bien on est tombés sur un guide complètement tête brûlée, perso j'ai vu que le numéro de son dossard. En tous cas, grosses sensations, gros coups de pressions quand les camions arrivent, et qu'il faut se mettre sur la gauche, on ne sait pas trop pourquoi sur la gauche mais c'est toujours le côté du ravin.

Nous descendons donc jusqu´à 1200 m et l'arrivée sur Coroico est plutôt poussiéreuse, d'ou le masque de chirurgien de professeur Pich.

Bien fatigués à l'arrivée, et avec toute cette altitude en moins, l'organisme ne sait absolument plus ou il en est. Mais une bonne bière devant un match du Mondial et ça repart....

SUCRE

Nous sommes arrivés à Sucre en taxi, parcourant ainsi les 4 heures qui nous séparaientt de Potosi. Accompagnés d'une charmante Dame avec qui nous discuterons tout au long du voyage, nous apprenons entre autre qu'elle s'occupe d'une entreprise de charcuterie industrielle... Rien de très intéressant me direz-vous mais, cependant, rendez-vous est pris 4 jours plus tard pour prendre le café chez elle.


Le premier hôtel rencontré a Sucre...plutôt sympa.
Sucre est une ville très agréable, ensoleillée la journée et chaleureuse la nuit. Les deux choses qui nous ont le plus marquées sont les nombreux monuments coloniaux qui sont disséminés un peu partout dans la ville et le mercado principal, sorte de supermarché géant.

La fac de droit.

Avant de partir, nous sommes donc passés voir Maria-Emilia, la dame rencontrée dans le taxi. Après avoir dégusté ses spécialités, découvert que la charcuterie pouvait aussi se marier avec un café et appris que le pâté de foie était international, nous avons découvert les talents artistiques d'un de ses amis et lui avons conseillé quelques adresses pour développer ses exportations en France (Habitat, Ikea, etc).

C'est finalement bien reposés que nous partons vers La Paz.



La foire du trône de Sucre.

21 juin 2006

Potosi et sa Montagne d'Argent




Uyuni et le Sud Lipez c'est fini. Trajet dans la Bolivie profonde, avec une importante sécheresse, des habitations vétustes, et pas mal de cultures en terrasse.
Nous voila à Potosi, une nouvelle fois à 4000m d'altitude.
Potosi est surtout connu pour son Cerro, qui s'élève à 4700m, et dont les richesses minérales semblent inépuisables.
La fameuse montagne rouge
C'est surtout l'argent qu'il détenait qui a dechainé les convoitises des colons espagnols et européens à partir du 16ème siècle. Les conquistadors se sont emparés de force de cette zone, ont fait travailler pendant des décennies les indigènes ou des esclaves venus d'Afrique pour une bouchée de pain, dans les étroites galeries creusées dans Cerro. Toute l'argent accumulé rejoignait ensuite l'Espagne, puis profitait à toute l'Europe. C'est ce véritable pillage (associé à celui de 2 immenses mines mexicaines) , et donc cet amas sans précédent de richesse pure et donc de "capital" potentiel importé à l'intérieur des frontières européennes, qui est un peu le point de départ de nos économies capitalistes, et qui n'a cessé depuis de creuser les inégalités Europe-Amerique Latine. En gros, on a saisi leurs inépuisables richesses, on les a ramené chez nous et ensuite on a fait du commerce entre nous, de telle sorte que les fruits de ces richesses n'ont profité qu'à nous, et nous ont tranquillement mené (par d'importants investissements dans des domaines bien choisis) vers nos révolutions industrielles, sans nous soucier guère du sort des populations d'Amérique. Les habitants de Potosi étaient 3 fois plus nombreux il ya 3 siècles....les mines ont engloutti un sacré paquet de corps en toute impunité.
Potosi, vu du Cerro
Ce sont ces mines que nous allons découvrir. Un ancien mineur nous accompagne. 20 ans d'expérience à l'intérieur, il s'est perdu 40 fois dans les innombrables couloirs, et nous raconte le jour ou il est resté coincé sans lumière ni eau ni rien, pendant trois jours complets. Franchement, c'est impressionant et tellement étouffant à l'intérieur. Clostro, s'abstenir. On entend les explosions de dynamite à quelques mètres. Ce mont est un vrai gruyère, et le sommet ne cesse de descendre d'année en année. Il ya 10 ans, les spécialistes avaient annoncé 5 ans avant son écroulement...il est toujours là et nous aussi.
Le sang de lama, au dessus de l'entrée
Ce samedi était un peu spécial, puisque c'était la fête en l'honneur de la Pachamama, encore elle. En gros, à chaque explosion de dynamite, un lama était sacrifié...eh oui ce sont eux qui trinquent. Les égorgements avaient lieu sous nos yeux, à l'entrée des galeries. La coutume veut que le sang de ces pauvres lamas soit étalé sur les murs de la montagne. Ce jour de fête était aussi l'occasion pour les mineurs de se saouler sans scrupule, à la bière locale ou à la gnole artisanale, et d'en faire généreusement profiter leurs nouveaux potes français...Le "tchin-tchin" en a fait marrer plus d'un et fait désormais partie des rites de Potosi. Attention, pas d'erreur, avant de boire..."Un peu pour la Pachamama (et on verse un peu d'alcool par terre), et le reste à grandes goulées." Vraiment super bon esprit ces mineurs. Vie pourrie, visages marqués, mais mentalité vraiment belle.
Le mec à droite....c'est pour la Pachamama!!!!
Au retour dans la ville, c'est la fête également dans les rues, avec des défilés et danses traditionnelles. Potosi, excellent souvenir.
Voila, maintenant direction Sucre...

De Tupiza au salar d'Uyuny (2nde partie)

Le troisième jour, les ennuis mécaniques nous retarderont deux bonnes heures avant de partir. En effet, nos tentatives de redemarrage du 4x4 seront vaines et nous devront attendre que la batterie soit rechargée.

Avant que vous n'aperceviez quelques photos du reste de la journée, je me dois de m'attarder sur un fait assez troubant qui a touché notre ami Max.

Hier au soir, alors que nous inspections les alentours du campement toujours le regard rivé vers l'infini (puisqu'ici tout est vaste). Max s'arrête, interloqué. Devant lui, une ligne de petits galets couverts d'un liquide rouge pareil à du sang s'étend sur un mètre. En se retournant, il se rend compte qu'il est finalement au milieu d'un cercle de galets tous recouverts de cette étrange substance. Nous nous écartons de ce mystérieux cercle et essayons d'oublier tout les sortilèges qui peuvent s'abattre sur celui qui profane un endroit tel que celui-ci.

Au final, vous le croirez ou non, vous y verrez un lien ou non mais Max a finalement été malade toute la journée du lendemain tel une punition qu'un mystérieux esprit lui infligeait et c'est finalement le surlendemain qu'une fois le Maxime punit, il put reprendre une vie de voyageur normale!
En quelques images, voici les paysages découverts ce troisième jour:

La laguna verde au pied du volcan

Les restes des explosions volcaniques

Fumis à Gerland

Photo Dakkar

Au soir du troisième jour, nous atterissons dans un refuge particulièrement atypique puisque les lits sont créés à partir de sel. La température est toujours ridicule mais les pâtes bolos de Vicky augmenteront quelque peu la chaleur des lieux.

Max ne le sait pas encore mais demain, Ça ira mieux pour lui!

Photo de gauche: confort salé rudimentaire.

Le quatrième et dernier jour, nous nous réveillons aux aurores afin de profiter du lever de soleil sur le désert de sel, le fameux Salar d'Uyuny.

Long de plus de 300 kms et large de 150 kms, le Salar d'Uyuny est le plus vaste désert de sel au monde. On y récolte près de 20000 tonnes de sel par ans. Au milieu du désert se situe un hotel ou le prix de la nuit atteint des prix exorbitants. Cet Hotel a la particularité d'être construit uniquement à partir de sel et c'est pour cela qu'après la saison des pluies, tous les ans, ils sont obligés de le reconstruire.

Photo de droite: Une île de cactus dans le désert


14 juin 2006

De Tupiza au Salar d'Uyuny (1ère partie)

Bonjour tout le monde,

Nous sommes en Bolivie depuis hier et après une longue négociation avec le Dueño (taulier), nous obtenons un prix correct pour une excursion de 4 jours en 4x4, direction le Salar d'Uyuny.

Accompagnés de 4 israéliens, de Hugo le chauffeur du 4x4 et de Viky la cocinera, nous partons le lundi matin pour une première journée sur les pistes cahotiques du sud de la Bolivie.


La première journée est assez pénible. En effet, à 6 dans un Land cruiser les 3 de derrière souffrent assez durement surtout ceux qui atteignent le mètre 80...

Pendant cette journée, nous aurons quand même l'occasion d'apercevoir de nombreux lamas et de croiser de petits villages perdus au fin fond des montagnes de la pré-cordillère. A cette occasion, nous rencontrerons un Bolivien, très gentil, avec qui nous aurons l'occasion d'échanger quelques mots. Ce qui nous à marquer, c'est que, quand tu vis dans un endroit comme Ça, tranquille, à 4000 m d'altitude sans aucune sorte de pollution sonore, et bien tu parles à voix basse! On appelle Ça être perché chez nous, ici, ils ont les pieds bien sur terre mais plus haut!
(photo de gauche) Le retour des anciens.... L'OL sur Lama!

L'homme qui murmurait aux oreilles des lamas (production bolivienne)


Le soir de la première journée, la découverte du petit village ou nous allons passé la nuit est tout d'abord déroutante puisque les conditions y sont extremes. Nichée à 4200m d'altitude, la pièce non chauffée ou nous allons dormir, l'absence d'eau chaude mais surtout le froid qui tombe avec l'apparition de la lune sont là pour nous rappeler que nos factures d'Edf en France en feraient rire plus d'un ici. Heureusement, les gens y sont très chaleureux et c'est la leur seule chaleur de tous les jours puisqu'en l'absence d'arbre à l'horizon, les possibilités de faire du feu sont minimes...

A notre arrivée, un football s'organise, nous permettant ainsi d'expérimenter le dribble en apnée, l'appel de balle avec la tête qui tourne et l'accéleration avec une impression d'avoir deux sacs de ciment accrochés dans le dos.

Le second jour, la journée a tout simplement été incroyable! Après être reparti à l'aube, nous avons croisé des paysages fabuleux, débusqués quelques vigognes, perdus deux ou trois genoux et sommes arrivés le midi, toujours à 4000m à une source d'eau chaude (eau à 38 deg), nous permettant ainsi de faire les premières brasses du voyage! Après avoir luttés toute la nuit pour ne pas finir en glacon, cette source de chaleur était la bienvenue...

Ensuite, après avoir croisé un phénomène géologique ayant servi de modèle à Dali, nous nous sommes dirigés vers la laguna verde. C'est dingue ce qu'une zone volcanique active peut générer de phénomènes naturels incroyablement spectaculaires. Ne vous détrompez pas, on est loin du Massif Central et de ses papys volcans. Ici, les lacs sont verts, rouges, orangés, de la fumée émane des volcans et cette fumée forme des geysers dès que une faille dans la roche la lui permet !

La suite dès que possible car la signora viene de decirnos que internet va a cerrar!

12 juin 2006

Purmamarca ou la montagne aux 7 couleurs!



L'objectif du jour est de vérifier que Purmamarca, petit village de 4 cuadras* de long et de large, est réellement une montagne avec 7 couleurs différentes.

*Définition:
Un cadra, c'est un carré càd le pâté de maison de chez nous. Ici et comme dans toute l'Amérique du sud, toutes les rues sont perpendiculaires.

Arrivés à la nuit tombée, nous rencontrons José qui possède un petit hostal plus proche de la cabane de crusoé que du Hilton et les quelques pesos que nous lui donnerons pour la nuit lui permettra d'arroser comme il se doit la fin de la semaine.




Le lendemain matin, réveil assez ardu par le chauffeur du combi qui doit nous amenez voir le désert de sel:

Le chauffeur: "Il vous reste 20 min avant le départ"
Nous (réveillés par le klaxonne de la voiture): "Pas de problèmes, on t'attendait" ( en espagnol evidemment!)

La visite se fait avec 3 californiens, nous passons tout d'abords une montagne ( nos premiers 4000 m d'altitude) pour redescendre tranquillement vers le désert de sel.


La route nous permettant de rejoindre le désert.


Le désert de sel, c'est le résultat de deux mois de pluie en décembre et janvier puis 10 mois de sécheresse permettant à l'eau de s'évaporer et au sel d'apparaître.



De retour au petit village, nous pique-niquons sur un espèce de mirador nous permettant de contempler longuement cette montagne inoubliable.

Le jeu des 7 couleurs sur la montagne de Purmamarca.

Une très bonne journée dans un cadre idyllique.

Au coeur du Nord Ouest Argentin...Vol.2

Dimanche 28 mai,

Nous décidons de rejoindre, 2h plus au nord, le site des ruines de Quilmès. Outre le nom d'une bière qui fait fureur dans une bonne partie de l'Argentine, "Quilmès" fait aussi référence à ce peuple indien hors du commun né il ya bien longtemps. Le problème avec les Quilmès, c'est que tout le monde leur en veut tout le temps, ce sont un peu les boucs émissaires de l'histoire. D'abord à la fin du 15ème siècle, quand les Incas, alors à leur apogée, ont voulu leur peau, puis au 17ème siècle, époque où les conquistadores espagnols ont impunément torturés, massacrés et donc décimés ces pauvres Quilmès, jugeant simplement leur prolifération trop rapide.


Les Quilmès en défense
Ainsi pendant des siècles, les Quilmès ont lutté fièrement, construisant d'importantes fortifications sur le flanc de cette montagne. Ce sont ces ruines que nous sommes allés inspecter, avec finalement pas mal de compassion pour cette tribu.

Pour la petite histoire, les 4000 rescapés Quilmès tenteront de s'exiler vers Buenos Aires. Ils arriveront 10 fois moins nombreux, et finalement, loin de perdre la face, les femmes décidèrent de ne plus procréer, pour éviter aux futures générations de vivre de tels malheurs, entrainant ainsi l'autodestruction définitive du peuple Quilmès. Destin tragique. Mais en gros, si quelqu'un croise un Quilmès un jour, bah c'est pas normal...ou alors on nous a menti.
Voila je me suis un peu emballé, mais l'histoire me paraissait bien intéressante (ou au moins atypique), non??


Après ça, nous nous retirons doucement vers ce majestueux village d'Amaicha....majestueux car 360 jours de soleil par an, et encore une fois la majorité des gens immobiles, probablement entrain de savourer le calme d'une région où il fait bon vivre. Ce 28 mai ne déroge pas à la règle et nous profitons longuement du soleil.

Ce sera nuit au camping, sous le regard flippant de la Pachamama, sorte de déesse représentant la terre mère, et donc à l'origine des bonnes ou mauvaises récoltes. La mamy du camping nous fera gracieusement à manger.
Fred et la Pachamama
Le lendemain, trois petites heures de bus vers le nord, sur une route, ou plutôt un chemin tracé tant bien que mal au coeur de la pré-Cordillères. C'est donc à Cafayate, que nous décidons de poser nos valises. Les Andes sont pratiquement à 360 degrés. Moins de 10000 habitants et la ville du vin blanc...soi disant. Les vignes et les bodegas sont là pour le prouver, mais on ne peut pas dire que l'on ait été gustativement emballé.
Cafayate, vue d'un petit Cerro
Une petite auberge encore bien cosmopolite nous acceuille. Bien sympatoche mais le dortoir de 10 personnes nous offrira son lot de désagrément. Eh oui, on ne sait jamais sur qui on va tomber...en l'occurence un être à mi-chemin entre l'homme et l'animal, qui, avec toute la délicatesse de l'Amérique, nous a fait partagé toute la nuit ses déboires intestinaux.
Bien au delà de ça, Cafayate nous a encore offert une démonstration de sérénité, des gens vraiment tranquilles, ouverts, qui viennent facilement nous parler de la pluie, du beau temps ou de la guerre des Malouines.
Encore une petite place centrale bien charmante, décorée de hauts arbres et de fleurs, de nombreux bancs, sur lesquels il est presque impossible de trouver une place au moment de la sieste (c'est à dire entre 13h et 17h en exagérant à peine). Autour, des monuments de l'époque coloniale.

La Plaza Prinzipal

Mardi 30,

Après une bonne semaine de calme dans tous ces petits villages, nous prenons la grande décision de retourner affronter la grande ville, Salta.

Salta, c'est la ville coloniale par excellence. Elle a gardé des traces très nettes du passage des Espagnols et beaucoup de monuments et églises sont là pour le prouver. Les façades sont colorées et toute la ville prend un ton pastel. Franchement, je pense que nos mamans respectives seraient comblées...On y retournera.

L'église de la place 9. de Julio

Salta, c'est aussi la ville de la fête, pleins de jeunes, pleins de bars, et pour s'immerger pleinement, disons que nous avons un peu testés les infrastructures locales...

Nous avons aussi goûté au folklore local puisque nombreux sont les restos qui offrent parallèlement à leurs copieuses parillas (buffet de viande), des spectacles de chants et danses traditionnels. Gentillement invité par la charmante danseuse, Fred offrira à son public quelques bons pas de danse, qui seront victorieusement ponctués par une bien jolie bise et des applaudissements nourris.

Salta restera aussi pour nous une étape de jeux, puisqu'un grand poker avec nos amis brésiliens et argentins de l'auberge viendra nous occuper une bonne après midi. Fred sortira avec un pactole non négligeable, qui nous permettra au moins de boire tranquillement l'apéro. Les parties de ping pong d'acharnés vinrent également rythmer les présoirées...et là ce n'était plus vraiment la même histoire.

Voila, c'est maintenant Purmamarca qui nous attend.



04 juin 2006

Au coeur du Nord Ouest Argentin

Samedi 27 mai

Adieu à cette grande ville de Tucuman, et bonjour à l'Argentine profonde. Au fur et à mesure de notre progression vers le nord, les populations sont de plus en plus métissées, le rythme de vie de plus en plus paisible, et les villages dans d'étroites vallées de plus en plus encaissées. On ne quitte plus de vue les Andes.

C'est le cas de Taffi Del Vallee, village de moins de 5000 habitants, perché à 2000 m d'altitude.


Notre petite auberge, au fond un peu sur la droite

Il fait vraiment bon vivre à Taffi, on a un peu l'impression que le temps s'arrête. Tout est un peu au ralenti, des passants aux ouvriers qui ne se pressent pas vraiment pour finir la route. Les lamas et les chevaux règnent en maître, et ce sont finalement eux qui impriment le rythme.


Retraite tranquille pour celui qui a fait les beaux jours du psg

Le lendemain matin, alors que le soleil n'avait pas encore pointé le bout de ses rayons, nous sommes partis à l'assaut de la Cienaga avec une surprenante détermination. Arrivée au sommet à 10h et spectacle fabuleux. Des ruines de maisons indiennes, quelques cavaliers qui viennent interrompre pour un temps le silence du lieu, et surtout nous surplombons les nuages, qui nous filent tranquillement sous le nez.



Le fameux randonneur vendéen, en action sur la gauche

Une fois n'est pas coutume, le soleil envoie toute la lumière qu'il peut et franchement, on se régale.