Un monde plus Pacifique
La Selva amazonienne n'a pas voulu de nous...nous allons donc nous échouer comme 2 vieux navires sur les longues plages de la côte Pacifique.






Pour cela, nous traversons tout l'Equateur dans la largeur, en faisant une nuit étape à Quito, pour éviter de battre le bon vieux record RioGallegos-Ushuaia avec 30 heures de bus. On en profite pour passer un bout de la soirée avec notre pote italien David. Le lendemain, on rejoint Puerto Lopez dans la journée, bien décidés à profiter de la plage et de la vie.

Lopez, comme les Equatoriens l'appellent, est une station balnéaire assez tranquille, ou le soleil n'est pas toujours au rendez vous à cette époque, mais qui dispose d'une longue et large plage, taillée sur mesure pour des parties de football endiablées, des tennis ballon d'acharnés et d'interminables manches de beachvolley.

Nous trouverons un hostal bien tranquille, le Sol Inn, avec billard, échecs, hamacs, bambous et des moustiquaires à la hauteur de l'événement.

Mais Lopez est avant tout connue pour accueillir, à une petite heure de bateau, entre juillet et septembre, des visiteurs un peu particuliers, en l'occurence le plus gros mammifère marin...j'ai nommé la baleine. Elles viennent en effet se reproduire tout près des côtes. Nous sommes donc partis à leur rencontre un matin, sans aucune garantie, mais cette fois-ci pas d'entourloupe, nous approchons certains spécimens à environ 30 mètres. Bon, moi j'avoue que j'ai vu que des dos, mais Fred garantit avoir assisté à un salto....ouais¡¡¡

Nous resterons 4 jours à Puerto Lopez, où nous avons pris nos marques. La ville est toute petite et l'activité concentrée sur le malecòn (sorte de remblais), nous commencions donc à connaitre pas mal de gens, le dueño du resto colombien qui nous a bien régalé, Rolando le pêcheur, les profs français de Quito ou Walter pour les dépannes...J'ai même fini par chopper le doux surnom de Jesus. Lopez, grosse immersion dans la vie équatorienne et donc bon souvenir qui a fait oublié la déception de la jungle.
La ville a cependant ommis d'installer un distributeur ou autre moyen de changer de l'argent, et évidemment il a fallu que nous tombions en rade. Après un cruel tirage au sort, je me dirige penaud vers Jipijapa, pour une joyeuse demi journée à la recherche du fameux sésame, une liasse de dollars.
Le samedi, on file vers Canoa, 8h plus au nord. On se rend alors compte que nous sommes entrés de plein pied dans la dernière semaine. Pour oublier tout ça, nous décidons de faire une bonne fiesta. Et le samedi soir à Canoa, c'est soirée reggaton. Nous tomberons sous le charme d'une liqueur de caña, puis nous irons frotter nos tongues sur les dancefloors.


Le lendemain sera plutôt calme comme vous pouvez vous en douter, playa et playa.


Lundi, nous partons à l'aube, bus pour San Vicente, bateau pour Bahia de Caraquez, puis re bus pour Quito, changement et encore 2h pour rejoindre Otavalo. Arrivée 21h, des journées qu'on aimerait éviter, mais elles sont inévitables et surtout ce sera quasiment el ultimo.



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