Voyage en Am du Sud

Voyage de Max et Pich d'Argentine à l'Equateur en passant pas la Bolivie et le Pérou. 4 pays en 4 mois.

30 juillet 2006

La côte péruvienne: De Lima à Mancora

Au départ de Lima, nous rejoignons Huanchaco, petite peuplade à 8h de la capitale au nord du Pérou.

Cette petite bourgade sera notre lieu de villégiature pour quelques jours le temps de se familiariser avec notre nouveau hobbie, le surf.

Notre petit hotel à Huanchaco bien tranquille...


A Huanchaco, le temps est souvent gris mais agréable, les masses d'eau du pacifique se déversent avec force sur la plage élevant les vagues à 2 ou 3 mètres.

Evidemment ce petit village est le paradis pour les surfeurs . En fait, ici, tu es soit surfeur soit pêcheur avec des embarcations assez particulières.

Nous ferons la rencontre de John maintes fois placé dans les diverses compétitions péruviennes de surf et qui sera notre instructeur pour partir du bon pied avec la tabla (la planche de surf en espagnol).

La première séance se fait sans encombre et les quelques fois où nous arriveront à nous isser sur la planche seront autant d'adrénaline emmagasinée.

Par la suite, ca s'averrera plus compliqué et les fonds rocailleux de l'océan auront raison de nous à plusieurs reprises.

la maman de John à droite!


Malgré tout, nous continuons notre apprentissage et le programme type de nos journées sera:
surf le matin, repas chez la maman de John, surf l'après midi et repos dans notre hostal bien sympa.

En haut à droite de la photo c'est la petite embarcation de pêcheur dont je vous ai parlé.

Avant de quitter définitivement Huanchaco, nous nous obligeons à visiter les ruines de Chan chan (ayant peut-être inspirées notre ami Compai Segundo).


Après ces quelques jours à Huanchaco, nous continuons vers le nord pour parait-il trouver enfin un soleil digne de s'associer à ces plages du pacifique.

Au départ de Lima nous avions rencontré Victor qui nous avait donné envie de passer par Mancora. Disposant d'un Hostal, c'est donc chez lui que nous nous rendons.

Nous posons donc nos valises dans son hostal lui aussi très sympa avec de nombreux hamacs et végétation luxuriante bien décidés à profiter pleinement des vagues et du soleil.

Dès le premier jour un rituel s'installe avec les nombreux surfeurs du village et nous instituons un football à 17h30 de l'après midi lorsque la mer se retire permettant ainsi au terrain de se découvrir.

Les vagues sont plus petites qu'à Huanchaco mais idéales pour les débutants comme nous. Cependant, même si certains pourront dire que notre matériel n'était pas au top, on aura quand même du mal à rivaliser avec les gamins du village. (on a l'impression qu'ils sont nés sur une planche)

Finalement, après avoir bien profité des soirées Mancorienne, de la plage, des vagues, de la pelota et du ceviche (plat typique du coin à base de poisson cru ), c'est tout bronzés que nous quittons le Pérou pour rejoindre l'Equateur.


J'ai rencontré Forest Gump et il courait au Pérou la dernière fois que je l'ai vu.

La côte Péruvienne: de Paracas à Lima

Nous quittons Cuzco et nos deux amis pour se précipiter vers la côte péruvienne qui mine de rien gagne à être connue...

Le tourisme sur cette côte en est à ses prémices car la côte n'est généralement pas au programme des tours operateurs. Pourtant même si le soleil n'apparaît que plus au nord, cette côte pacifique possède de nombreux charmes divers et variés.

Pour commencer, nous atterissons à Paracas au sud de Lima où le temps même s'il est agréable n'est pas très ensoleillé.

Dès notre arrivée, un petit football s'organise avec les - de 13 du village et même avec l'aide du petit Hector, futur star du football péruvien nous nous verrons infliger une défaite 5-4 nous obligeant à offrir aux vainqueurs une bouteille d'Inca colas (boisson nationale: un mélange de sirop à la banane et de cidre)


La particlarité de cette petite station balnéaire est de pouvoir s'aventurer par la mer vers l'île des Ballestas réputée pour son guano mais aussi et surtout pour sa faune extraordinaire.



Après notre échec en Argentine ou nous n'avions pas pu rencontrer d'animaux pour cause de saison inapropriée, la perspective de rencontrer pingouins et éléphants de mer nous réjouit mais nous restons tout de même réservés sur nos chances de réussite.

Installés sur un bateau assez puissant et parés de nos gilets de sauvetage, nous quittons le port accompagnés de quelques dauphins venus nous souhaiter bon voyage.

Flipper et ses potes, intermitents du spectacle pour la commune de Paracas.

La famille des lyons de mer, on reconnaît aisément Aulas à droite.

Après une heure de mer, nous croisons una linea. Qu'est que c'est me direz vous?

Las lineas sont d'étranges formes tracées à même le sol il y a de ca des milliers d'années. Elles peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres d'envergure et sont visibles idéalement par avion ou du haut d'un mirador. Plusieurs théories ont éte avancées et la plus plausible restant la possibilité d'un calendrier lunaire permettant aux agriculteurs de l'epoque de s'y retrouver dans les semences, labours et compagnie...

En arrivant sur l'île, nous sommes tout de suite rassurés car les pingouins, elephants de mer et pelicans sont bien au rendez-vous nous offrant un spectacle fascinant. C'est un reportage de Thalassa ou un documentaire du national gégraphique qui se déroule devant nos yeux et à quelques mètres seulement. Nous rejoignons finalement la côte accompagnés d'une ribambelle d'oiseaux volant au ras de l'eau près à plonger pour récupérer le poisson tant convoîté.

Après cette halte très maritime, nous rejoignons Lima afin d'être présent le 14 juillet à l'ambassade de France. (il est de notoriété publique que l'ambassadeur recoit les francais résidents et de passage pour une reception le jour du 14 juillet)

Malheureusement, c'est une ambassade fermée que nous trouverons et une hypothétique réception de l'ambassadeur introuvable.
(on aurait du resté en Bolivie apparemment c'était plus sympa)

A Lima, nous résidons dans le quartier Miraflores, au sud, un peu plus sûre que le centre ville.
Ce qui est hallucinnant, c'est que la grisaille est présente toute l'année et l'air doux voir très chaud en été ce qui rend cette ville pas vraiment agréable à vivre.

Après avoir hésité à surfer la plage de Lima où les vagues étaient bien présentes mais le cadre pas vraiment hydillique nous optons pour un squach où j'ai pris une piquette (Fred) .

Un rapide tour du centre ville qualifiée de zone très dangereuse pour les touristes et nous décidons de quitter les lieux pour des plages plus ensoleillées au nord de Lima.

Direction Huanchaco.

L'épopée au Machu Pichu

Alors que tout le monde semblait pourtant en mesure d'aligner les quelques 60 dollars nécessaires pour prendre le train reliant Cuzco au pied du Machu, nous nous révoltons à l'unisson contre cette alternative, bien décidés à ne pas verser le moindre centime à cette société chilienne qui, il y a 10 petites années de cela, sous l'ère de l'avide et peu scrupuleux Fujimori (à l'époque président du Pérou...oui oui...et qui depuis vit une retraite dorée au Japon), avait acquis la totalité des droits concernant ces rails, privant les Péruviens de recettes qui n'auraient pas été superflues.
Nous nous lançons ainsi par nos propres moyens, plein d'enthousiasme et de motivation, à l'assaut de la cité perdue des Incas. 2 tentes, les duvets, une ptite brosse à dents et une 20aine de kilos de bouffe...on prévoit 3 jours et un retour programmé au 9 juillet pour...vous savez quoi.
***
Jeudi 06 juillet
Début de matinée, terminal terrestre de Cuzco
Premier bus, direction Santa Maria. Premier bus et première désillusion, une demi heure de route et un problème technique immobilise notre engin sur le bord de la chaussée. La journée s'annonce longue. Un pseudo mécanicien vient plus ou moins nous sortir de ce faux pas en moins d'une heure. Mais il faut bien le dire, l'âge avancé du bus ne rassure personne.
Finalement, parcours sans encombre, 5h environ sur des routes en terre bien sinueuses. La quiche n'est jamais bien loin dans ces cas là. À peine le temps de descendre, on saute dans un combi pour Santa Theresa. Tant que le combi n'est pas plein à craquer, on ne part pas. Nous sommes donc une bonne douzaine à s'entasser sur des places pour nains. Mais 3 ptites heures seulement pour arriver au pueblito.
En contrebas du village, nous traversons le fleuve dans une cage suspendue à une quinzaine de mètres de l'eau. Seul stratagème répertorié pour rejoindre un camion benne de l'autre côté. La nuit est déjà tombée, dernier camion, âpres négociations...finalement nous sauterons tous les 4 dans la benne pour rejoindre le barrage hydraulique, annoncé à 3h du Machu.
2 heures de marche à la lampe de poche. Franchement, la journée pèse, on se demande un peu ce que l'on fout là, mais gros moral...tout le monde pousse dans le même sens, et personne n'ose raler ou presque.
Petite coinche à la bougie
Nous monterons un petit campement de fortune au pied de la montée finale, complètement à l'arrache derrière un gigantesque panneau annonçant la Machu à 1h. Le réchaud de militaire, qui avait auparavant fait l'objet de toutes les critiques, nous offrira un magique plat de pâtes. La bouteille de sky finira de nous combler, de nous réchauffer et allégera par la même occasion mon sac. Et bien entendu, une bonne coinche pour ne pas perdre les bonnes habitudes.
***
Vendredi 07 juillet
Lever aux aurores, 4h30 tout le monde sur le pont, on plie bagages. C'est l'heure de la dernière ascension. Une lampe pour 4. Notre Tom Boonen à nous (Mary) sera décramponée dans les premiers hectomètres, moi (Max) gros coup de fringale à la flamme rouge, mais finalement tout le monde rentrera dans les délais, en l'occurence le lever du soleil, sur les coups de 6h45.
Plusieurs bus sont déjà là.
Le Machu Pichu
Le spectacle est à la hauteur et le Machu plus mystique que jamais. Perchée sur sa montagne, entourée de hauts reliefs, au milieu d'une végétation dense, on comprend mieux pourquoi la cité perdue des Incas ne fut découverte qu'en 1911 (par un archéologue américain), alors que ses terrasses étaient exploitées par un paisible couple de paysans péruviens.
C'est dur pour certains...
Le pic du Huayna Pichu au fond
Il est 14h, le flot de touristes continue de largement se déverser sur les lieux. Nous filons. La descente est une course effrénée; son centre de gravité nettement plus bas l'avantageant, Adri remportera 2 des 4 spéciales du jour.
Le Machu vu du Huayna...coucou en bas à gauche
Mais l'aventure est loin d'être terminée. Nous sommes en effet au Kilomètre 112 de la voie ferrée, et nous devons rejoindre le Km 82, pour y attraper un combi. Aucune route auparavant, seulement la voie ferrée.
Nous décidons de marcher jusqu'à la nuit. Nous sautillons de rail en rail, le long du torrent, au gré des énigmes et autres enchères de la Cible, avec Pich en Olivier Minne. Environ toutes les demis heures, un train (interdit aux touristes) déboule et il faut alors se blottir contre le bas côté.
Les fameux rails
Un peu surpris par la nuit et après une vaine recherche de ce fameux terrain de camping conseillé par un péruvien, nous planterons nos sardines au Km 104, non loin de la voie ferrée, ce qui nous servira également de réveil matin pour avaler les 22 kms restants le lendemain.
Pour redonner vie à des organismes usés, rien de tels que de bons frijoles (sorte de flageolets) et des carottes mayonnaise. Vous admirerez au passage les choix alimentaires de fins gourmets.. Les dernières gouttes de sky, un petit Solano-Such (petit jeu de cartes apparemment équatorien) à la lumière de la lune et des bougies (lumineuse idée marie...très bien les bougies¡¡). On s'endormira en voyant défiler des lattes de voie ferrée...
***
Samedi 08 juillet
6h le premier train klaxonne
7h notre deuxième réveil, en l'occurence Wibus, met une première fois la pression
8h on plie tout et on part à l'assaut d'un premier village pour un ptit déj. Info une nouvelle fois erronée, pas l'ombre d'une maison.
Marche toute la matinée sous un éclatant soleil.
Marie, Adri et les monts enneigés
On est seul au monde, jusqu'à une brève rencontre avec un homéopathe brésilien, très sympa, qui nous vendra très bien son pays (prochain voyage??), et qui nous annoncera une source à quelques kilomètres. Bel objectif. On fera le plein d'eau un peu plus loin dans un ranch.
Regonflés à bloc, nous arriverons non sans peine au Km 88, ou les premiers signes de vie apparaissent.
Ouais, ouais...ça tire un peu
Un petit monsieur fait sa petite popote dans une cabane...on va en profiter pour lui commander une bonne assiette de patates au thon en échange d'un bien modique somme. Malgré la fatigue, on ne résiste pas de taper la balle (un espèce de ptit taureau) avec ses 3 gamins.
Les 6 dermiers kilomètres seront une formalité, nous aurons même l'agréable compagnie d'un groupe d'agriculteurs péruviens, qui descendaient justement de leur montagne et ont aterris sur la voie ferrée avec nous. L'un d'entre eux portait fièrement le maillot de zizou...eh oui même là. Le temps que Fred leur explique la mondialisation, et voila nous arrivions au panneau ultime, celui du Km 82, celui qui mettait fin à nos souffrances musculaires, et aussi celui qui a éclairé les visages de chacun d'un large sourire.
kilometro ochenta y dos
Nous nous faisons ensuite tranquilement déposer à Cuzco. C'est la fin de l'épopée Machu, et franchement on s'est régalé, on a bien galéré, on est tout cassé, on continue à voir des rails dans nos rêves, on a failli finir sous un train, mais on s'est régalé. Grosse aventure humaine.
Et en plus on arrive dans les temps pour la finale.
***
Dimanche 09 juillet
Le coup de fil du matin à Chaponost nous informe in extremis de l'horaire avancé du match. Merci papa. Ce sera donc à 13h, heure péruvienne. Bar plein à craquer, remplis en grande partie par des Italiens.
Grosse tension pendant plus de 2h, grosse déception après le coup de tête dans le thorax, grosse déprime après les pénaltoches...Mais c'est ainsi.
Ça ne nous empêchera pas d'aller danser jusqu'au bout de la nuit pour oublier tout ça. Le lendemain, ce sont les difficiles adieux avec Marie et Adri...un jour de plus non???non il fallait rester sur ce souvenir d'une semaine magique à tous les niveaux, et pour nous, Cuzco sera définitivement associé à nos deux amigos...Bon vent et à la rentrée sur Lille pour de gros weekends en perspective.

Cuzco avec Bonnie and Clyde

Dimanche 2 juillet

Puno-Cuzco entre les montagnes
Arrivés à Cuzco après une courte étape à Puno, nous avons la bonne surprise de constater que, malgré les kilomètres parcourus et les décalages horaires encaissés, nos 2 baroudeurs franco-belges, partis il y a 5 mois du Mexique et ayant écumé une bonne partie de l'Amérique Centrale, ont bel et bien posé leurs valises dans l'hotel "la Siesta" nous servant de rendez vous.

Partis manger, nous décidons de nous lancer à leur rencontre. Et c'est dans la rue, au milieu des vendeurs ambulants et des touristes déambulants, que nous nous faisons alpaguer par une voix étrangement familière.

Lui, arborant fièrement son T-shirt aux couleurs de la bière nationale guatémaltèque, et elle, plus dans un style baroudeuse-bohême au long cours. Ayant 1000 choses à nous raconter, nous nous posons autour d'une table et préparons les festivités des jours à venir : au programme, découverte des alentours de Cuzco, et surtout de la cité perdue des Incas, le fameux Machu Pichu.

Une des multiples petites places de Cuzco

Plein de bonne volonté, nous prenons la grande décision d'acheter le pass intégral 1000 attractions de Cuzco. En effet, Cuzco, capitale historique de l'empire Inca, à 3500 m d'altitude, et édifiée au coeur d'un cirque de montagnes, s'est transformée petit à petit en un Futuroscope de l'Inca ou le langage utilisé n'est plus le quechua mais l'anglais, et ou le Dollar a presque remplacé le Sole.

Cuzco

Qu'à cela ne tienne, il y a toujours un sentier en marge des autoroutes des Tours Operators : ce sera notre leit motiv de la semaine.

Lundi 3 juillet

Un de ces matins au Mercado

Fidèle à son tempérament à tendance hyperactive, notre cher ami Wibus nous réveille au clairon à l'aube, nous permettant ainsi de savourer pleinement les nombreuses richesses du Mercado Central : à savoir jugos (il nous a fallu 3 jours, et autant de tentatives plus ou moins osées comme un carotte-papaye, pour tomber sur un étincelant Banane-Kiwi-Ananas retenant l'approbation du juri), cafecitos, pan con huevo y queso (oeuf et fromage), ou encore le cake pareil à une roue de tracteur...

2ème étape au Mercado avec notre adorable mama

Ce petit rituel bien convivial introduira désormais chacune de nos journées.

Il est midi et nous nous lançons vers nos premières ruines. Ptit bus local pour aller sur les hauteurs. Finalement attirés par un ptit sentier nous tendant les bras, nous voyons se profiler à l'horizon un mont, ce sera l'étape du jour. Bien décidés à planter le drapeau au sommet, nous gambadons à travers champ.

Chemin faisant, nous rencontrons un berger tout bourré qui nous conforte dans notre idée, nous promettant une vue exceptionnelle sur Cuzco, et nous offrant des feuilles de coca en guise de ravitaillement.

Cuzco dans le creux

Un bon resto mexicain, une coinche en 6000 et au lit.

Mardi 04 juillet

Ptit déj vitaminé et départ pour Pisac, 2ème plus importantes ruines incas répertoriées (derrière le Machu)

Le hasard nous fera monter avec un Péruvien ayant fait ses gammes comme pilote d'essai chez Bar-Honda. Malheureusement, l'adhérence de sa Nissan Micra et sa tendance à se déporter sur le côté gauche de la chaussée crispera les troupes l'espace de 20 kms. À l'arrivée, il nous faudra décrire à Mary les jolis paysages rencontrés de Cuzco à Pisac.

Jolie ballade sur les terrasses et à l'intérieur des vestiges de villages incas.

L'anticipation d'un match âpre et équilibré, et le bref coup d'oeil sur le cadran solaire inca nous ordonne de redescendre au plus vite, juste à temps pour apercevoir les buts de Grosso et Del Piero aux 119 ème et 120 ème minutes de la demi finale contre l'Allemagne.

Le soir, concert super sympa dans un bar sur la Plaza de Armas de Cuzco.

Plaza de las Armas

6 Péruviens aux instruments plutôt très originaux, nous ont offert une vibrante prestation de folklore traditionnel. Il est d'autant plus difficile d'apprécier un gros tube de 50Cent juste derrière, sauf pour un irréductible.

Mercredi 05 juillet

Préparatifs pour le Machu...mais surtout on sort le maillot des Bleus (merci à l'équipe de foot d'Aéroports de Paris), on commande quelques cervezas, et on assiste à la laborieuse victoire des Frenchies contre nos amis Portugais.

Ce 1-0 comble finalement tout le monde et nous impose d'être présent 4 jours plus tard pour assister à la der des der du magicien dégarni.

13 juillet 2006

Dans les profondeurs de l'Isla del Sol

Bienvenido a la Isla del Sol


Soleil et Eau pour des cultures florissantes


Le stade de foot au fond...la frappe dévissée finit dans le Titicaca


L'homme qui murmurait...


Bolivie...Cultures et Traditions


Dark Side of the Sun


Tentative de ciseau sur les ruines incas


Autarcie totale...jusqu'aux briques


La Cordillère au sommet de sa forme


Le Titicaca avant la tombée de la nuit

Copacabana-Isla del Sol-Copacabana

Copacabana est la dernière étape avant le Pérou et quelle étape!


Pour aller de La Paz à Copacabana, on doit traverser un espèce de détroit et je vous laisse admirer les bateaux à bus ci-dessous.




Situé sur les rives du Lac Titicaca (le plus vaste lac navigable au monde), ce petit village est le point de départ pour l'isla del sol.
Copacabana a finalement été le théâtre de deux faits étranges:
1- Notre victoire éclatante face au Brésil (1-0)
2- Cette ville est aussi connue dans le pays pour être le lieu ou l'on baptise les voitures (photo ci-dessous).
Le baptême des voitures devant l'église.
De Copacabana, nous avons donc pris un bateau pour se rendre au sud de l'Isla del Sol. Honnêtement, j'avais jamais vu un bateau qui allait aussi lentement, mais bon, on a quand même atteint la pointe de l'île apres une heure et demie de navigation.
Nous décidons, aussitot arrivés, de semer les groupes de touristes qui commencent à arriver avec comme objectif de rejoindre le nord de l'ile.
Et là, sans le savoir, nous partons vers une balade magique de 4 heures sur ce bout de terre long seulement d'une dizaine de kms.
Ici, les insulaires vivent soient du tourisme, de la pêche ou de l'agriculture. Certain accumulent les trois secteurs, ils possèdent une petite chambre a louer, cultivent la journée et relèvent les filets de pêche la nuit. La plupart des touristes optent pour continuer en bateau ce qui nous a permi une réelle imprégnation du site et de ses habitants loin des circuits touristiques et des tours opérateurs et ca c'est du vrai luxe. Aucune route sur cette île, pas un seul bruit de moteur, tout est fait à la main. On croise des femmes et des hommes avec de lourds fardeaux de blés et autres sur le dos, courbés en deux. Le plus impressionnant restant les grands-mères qui ne se privent pas de donner un coup de main avec des charges hallucinantes. De la cueillette aux labours, de la promenade des animaux à l'entretien des terrasses Incas, c'est réellement l'agriculture de nos grands-parents voir de nos arrières-grands-parents que nous découvrons au fil de cette ballade (il faudra attendre le Pérou pour apercevoir les premiers tracteurs).
A midi, nous nous trouvons au centre de l'île et posons les sacs sur une terrasse tres sympatique mais piégeuse. En effet quelques heures plus tard , nous nous apercevrons que les rayons du soleil refletés su le lac Titicaca ne pardonnent pas les imprudences et quelques brûlures apparaitront sur nos peaux de gringos. (Il fallait s'en douter sur l'Isla del Sol!)
Dans l'après-midi, nous terminons de rejoindre le nord de l'ile accompagnés d'un jeune étudiant en tourisme qui nous explique qu'au nord se situe une des 3 forces incas après le macu pichu au Pérou et la pyramide de Teotihuacan au Mexique . C'est donc sous une chaleur étouffante et avec une peau rougit par le soleil que nous découvrirons nos premières ruines incas quasi intact, avec la table de sacrifice et les reste d'un petit village de pêcheurs et de cultivateurs.
La nuit tombe vite et après apres avoir jeter un coup d'oeil sur une lune étrangement a l'envers de ce côté du globe, le repos s'avère etre le bienvenu.
Le lendemain, une course contre la montre est lancée pour pouvoir ainsi revenir par le chemin de l'aller, prendre le bateau dans les temps et ainsi peut-être voir un bout d'argentine-Allemagne. (finalement on avait le temps, ils ont été aux penaltys).
Au final, des paysages incroyables, des gens tres sympatiques, chaleureux et tout simplement une autre vie au soleil et au bord de l'eau.
Départ pour le Pérou en commencant par Cuzco (et le Machu Pichu) où nous allons rejoindre Marie et Wibus.
A bientôt !

12 juillet 2006

La Paz

La capitale la plus haute du monde.

Entourée de montagnes plus vertigineuses les unes que les autres, La Paz peut se narguer d'être la capitale la plus haute du monde (les quartiers les plus hauts à 4100 m). A notre arrivée, nous trouvons un petit hostal hyper roots où les percussions, les guitares et les chants réchauffent un peu l'atmosphère glaciale des nuits de cette ville. Tout en évitant les nombreuses voitures, bus et collectivos en tout genre qui fourmillent de partout, nous partons à la découverte des différents quartiers de la Paz.

Petite vue d'ensemble de la ville.


Nous avons visité le musée de la musique tenu par un illuminé de la corde qui collectionne des instruments en tout genre et qui a la particularité d'inventer ses propre instruments (voir à gauche).

La ville est assez bruyante et très active, du quartier des affaires au centre historique, entre les manifs et les embouteillages, La Paz sera aussi le lieu ou nous aurons pu assister à de nombreuses retransmissions footballistiques.

Beaucoup de briques rouges meilleur rapport qualité-prix.

Par l'intermédiaire d'une amie de Max, nous avons pu rencontrer son cousin qui s'occupe d'une association à El Alto, Sport sans frontières.

El Alto est une ville qui s'est développée sur les hauteurs de La Paz tout autour de l'aeroport international. Si La Paz compte à peu près 1 million d'habitants, El Alto n'a pas à rougir puisqu'il en compte quasiment autant. Cela fait de El Alto la 3 ème ville de Bolivie après Santa cruz. Le problème est que cette ville a un développement démographique exponentiel. En effet, toutes les familles des campagnes boliviennes désirant trouver une vie meilleure en tentant leur chance à La Paz arrivent ici à El Alto.

El Alto, c'est derrière la montagne.

Ainsi, El Alto est une ville très pauvre où on peut, selon les dires de Max, retrouver les paysages d'Afrique. Ainsi au milieu des vastes allées en terre et autour des nombreuses églises on retrouve de nombreuses familles, de nombreux enfants ainsi que cochons et animaux en tout genre arrivés ici pour trouver un destin meilleur.

L'association "sport sans frontières" comme son nom l'indique propose, à travers des animations sportives pour les enfants mais aussi pour les mères de famille, un peu de bonheur pour combattre la dure réalité du quotidien. C'est ainsi que nous avons pu faire évoluer le cuir dans un quartier de El Alto avec des mères de famille plus motivées que jamais et pour certaines en habits traditionnels rendant le petit pont impossible...

Nous avons aussi rencontré un curé belge qui s'occupe lui, d'une autre association. Après avoir sympathisé avec lui, il nous a convié à une fête chez lui le soir même pour la Saint Jean.

Chez nous, (en Vendée parce que ailleurs je sais pas) on fait un grand feu pour tout le village. Et bien ici, ils font tous leur feu devant chez eux et les feux d'artifices fusent tout au long de la nuit. Le lendemain les fumées de la veille rendent la ville couverte d'un épais nuage noir.

La soirée du curé fut très agréable surtout que ce curé ne ressemble pas du tout à ce que vous pensez. Autour d'une parilla de saucisses, il nous a raconté sa vie en Bolivie et entre ses potes de prison (anciens complices d'Escobar), ses chutes à moto et sa vision de l'église qui sort quelque peu des sentiers battus, nous nous sommes réellement rendus compte qu'il existait encore des personnes comme lui pour croire en l'homme avec ses qualités mais surtout avec ses défauts.

Après avoir tenté d'apprendre quelques pas de danse folklo avec les signoras du coin, couché le curé qui avait bien arrosé la soirée, nous sommes partis découvrir quelques recoins de La Paz version fête, accompagnés d'un couple de francais voyageant autour du monde et d'un Belge. Au final une très bonne soirée avec des gens très sympas.